L’équipage de Sassay, Jean-Charles Menon et Fabrice Augereau, a pris une belle deuxième place. (Photo NR, Jérôme Dutac)

Finalement, une belle réussite
( 11/10/2004 )

Décidément, on peut dire que la première édition des 4 Heures de Sassay aura été marquée du sceau de la réussite.

 

Pourtant, ce n’était pas si bien engagé à la base. On peut même dire que le président du Sassay Moto Verte, Patrice Pastorelli, club organisateur de la compétition, cependant bien aidé par Jean-Marc Delétang, s’est fait un peu de soucis lorsque encore à quelques jours du départ, le nombre de pilotes inscrits était très en deçà de ses espérances, et alors que la météo n’annonçait pas un week-end folichon. « C’est vrai qu’au départ, on a eu un peu de mal à trouver les pilotes, mais ça s’est décanté avec la pub et le bouche à oreille. On a même eu des engagés jusqu’à quelques minutes du départ des essais libre ce matin (NDLR : hier dimanche). » Finalement, cinquante-cinq binômes étaient engagés, soit cent dix pilotes, et le beau temps est revenu avec le lever du brouillard dimanche matin. C’était alors parti pour une journée d’enfer au son aigu des deux temps, gras des quatre temps, et métallique des guitares. La musique rock et la moto, ça va de paire. De nombreux spectateurs avaient pu alors délaisser leur canapé pour s’offrir une balade sur le terrain de motocross de Sassay, et la carrière de la GIE de Contres.

Avec ses six kilomètres de long, dans la terre et les champs, le parcours offrait beaucoup de variété aux pilotes ostensiblement contents de l’organisation, à l’instar de Guillaume Maupouet, pourtant spécialiste du supermotard. « Le terrain est vraiment bien. Pour une première, c’est fantastique. Pour mon coéquipier et moi, sachant que nous ne sommes pas spécialistes de l’endurance, la mission était comme sur les supermotards : poignée de gaz à fond. » Et ça a marché plutôt bien pour l’équipe puisque les deux pilotes terminent à la troisième place. « Pour nous, c’est assez difficile car on est plus habitué à donner sur de plus courtes distances et en moins de temps ; nous ne sommes pas des pilotes d’endurance, alors, on a tendance à fatiguer un peu »

Les grands vainqueurs de ces 4 heures d’endurance tout terrain ont finalement été Jérôme Ollieric et Thierry Jallet (ASFD 45), dont le premier des deux est l’actuel champion de ligue d’enduro. De leur côté, le duo local du Sassay MV, Jean-Charles Menon et Fabrice Augereau, a pris une belle deuxième place, démontrant ainsi que si le terrain de cross de la commune n’a pas hébergé de compétition depuis plus de dix ans, il sert au moins à s’entraîner. D’ailleurs, aujourd’hui, les 4 H de Sassay deviennent du coup la deuxième manifestation de deux roues sur terre du département, après le fameux motocross d’Herbault. Les amoureux de la moto ont même pu croiser Jean-Marc Delétang sur la manifestation, venu lui-même se rendre compte de l’excellente ambiance et bonne organisation de la manifestation qu’il sponsorisait. « Je suis originaire de Contres moi, confiait-il hier dimanche. Ce terrain de cross de Sassay, c’est toute ma jeunesse. D’ailleurs, j’aurai dû participer à la course si j’avais été présent. » Jean-Marc Delétang revenait en fait d’un périple à moto de 1.000 kilomètres dans le désert algérien…

Côté organisation, à part quelques points de réglages, tout a eu lieu pour satisfaire Patrice Pastorelli, prêt à remettre ça dès l’an prochain.